Just me

Just me
Si j'étais un animal ? un lion

Si j'éta
is une couleur ? bleu cobalt ou vert anglais

Si j'é
tais une saison ? l'automne

Si
j'étais une qualité ? la franchise

Si j'
étais un défaut ? une trop grande curiosité ^^

Si j
'étais une chanson ? Hallelujah de Jeff Buckley

Si j
'étais une ville ? Paris !!

S
i j'étais un livre ? Le Silmarillon de Tolkien <3

S
i j'étais une arme ? un poignard ( pour planter dans le dos !!! niark niak niark ^^)

Si j'éta
is un phénomène naturel ? un orage

Si j'é
tais un adverbe ? Mais... ^^

S
i j'étais un sentiment ? l'Amour

Si j'ét
ais un film ? Le seigneur des Anneaux (of course ^^)

Si j'étai
s un sport ? L'équitation

S
i j'étais un parfum ? Chanel n°5 ^^

Si j'ét
ais un chiffre ? 7

S
i j'étais un instrument de musique ? un piano

Si j'é
tais un pêché capital ? la gourmandise ^^

Si j'éta
is un jour de la semaine ? le vendredi (bientôt le week-end ^^)

Si j'étai
s une citation ? Miserable est l'amour qui se laisserait mesurer William Shakespeare

# Posté le dimanche 22 juin 2008 15:28

Les Droits d'Auteurs

" D'après les article L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle, l'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit d'un droit de propriété exclusif dès sa création, sans nécessité d'accomplissement de formalités (dépôt ou enregistrement), pour une durée correspondant à l'année civile du décès de l'auteur et des soixante-dix années qui suivent, au bénéfice de ses ayants-droits. Au-delà de cette période, les oeuvres entrent dans le domaine public. Toutefois, en cas de litige, il est nécessaire de pouvoir apporter une preuve de l'existence de l'oeuvre à une date donnée, soit en ayant effectuée préalablement un dépôt auprès d'un organisme habitilité, soit en ayant rendue l'oeuvre publique et en étant en moyen de le prouver. "

Boosterblog

# Posté le lundi 23 juin 2008 16:35

Modifié le mercredi 25 juin 2008 05:28

Synopsis

Synopsis
Il existe une infinité de mondes. Le notre, d'autres qui importent peu.
Il existe un pouvoir. Celui de circuler d'un monde à l'autre, rares sont ceux qui le possèdent.
Un monde est en péril. Un monde où la race ancestrale qui détient le Pouvoir disparait peu à peu.
Un seul espoir persiste : l'Héritière.


# Posté le lundi 23 juin 2008 16:47

Prologue

Prologue
Moquette cramoisie, rideaux rouges. Ma chambre est aussi accueillante que le sourire de la vieille peau de réceptionniste. Si j'avais pu, j'aurais choisi un autre hôtel, mais c'est le seul que mes finances peuvent m'autoriser. De toute façon, il n'y a pas de meilleur endroit pour se morfondre et, je sais que c'est ce que je vais faire toute la nuit.
Je dépose mes bagages au pied de ce qu'on pourrait appeler un lit. J'ouvre la fenêtre, mais la referme aussitôt. C'est à peine croyable. Comment l'air peut-il puer encore plus dehors qu'ici, à l'intérieur ? Finalement, ça n'a aucune importance...
J'entre dans la salle de bains : ridiculement minuscule et tout aussi dégueulasse que le reste de la chambre. Je ne suis pas sûre que les murs d'origine avaient cette teinte beige, presque marron, mais il vaut mieux ne pas y penser.
Je me passe de l'eau froide sur le visage. Ma peau colle encore des larmes que j'ai versées. Puis je me passe cette serviette. Ce stupide bout de tissus, si rugueux, si usé, si troué. Rugueux surtout.
C'est dingue. J'ai sûrement l'air d'une pauvre fille en disant cela, mais ce contact, ce léger et bref contact, m'a presque paru agréable. Il m'a rappelé la caresse de la barbe de Ben sur mes joues, du temps où on était ensemble...J'explose de nouveau en sanglots. Ce que je peux être bête, seule, ici, dans cet hôtel miteux à ressasser de vieux souvenirs ! Non, seulement d'évanescentes réminiscences...
Seule, toujours, allongée sur le grand froid, je regarde les longues traînées blafardes que laissent les fards des voitures de l'autoroute sur le plafond. Je ne parviens pas à m'endormir. Mais est-ce la faute d'anciennes images ressassées, encore et encore depuis trois ans, ou bien celle des bruyants et déprimants soupirs qui émanent de la chambre d'à-côté ? D'abord, pourquoi l'isolation de ce foutu taudis est si mauvaise ? Pourquoi est-ce que tout en cet endroit me rappelle que je suis désespérément seule ?
Non. Je ne suis qu'une idiote... Ce n'est pas cet endroit, mais ma vie entière qui tente de me délivrer un message. Mes évanescentes réminiscences me reviennent doucement, comme de vieilles amies, encore une fois. Le souvenir d'un amour perdu, au-delà des limites du temps et de l'espace. Tout ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant m'a permis de retrouver la mémoire.
Mon âme me le crie, mon coeur en saigne. Je l'aime. Et je vais le rejoindre, en un instant. Désormais, je sais de nouveau comment faire...

« Tu es un ange, Yelëa. Je t'aime...
- Moi aussi Ben. Moi aussi... »
Je sens encore la caresse de sa peau sur la mienne, la chaleur de ses bras. Malgré tout, je n'ai pas oublié le goût de ses lèvres, ni la lueur bleue de ses yeux pétillants de joie. Je nous revoie encore, serrés l'un contre l'autre dans un tourbillon de tendresse et de bonheur. Je me souviens de lui avoir fait promettre de ne jamais s'éloigner de moi, quoiqu'il arrive. Et cette promesse, c'est moi qui ne l'a pas tenue. Je n'en suis toujours voulu, je m'en veux encore. Je ne saurais dire combien je regrette. Cependant, mes remords ne changent rien... Je l'ai quitté, lâchement. Certes pour son bien. Mais je suis quand même partie, brisant le serment qu'on s'était fait, sans lui dire au revoir. Je pensais savoir qu'il n'était pas pour moi, en dépit de nos sentiments réciproques. Des histoires de politique, évidemment. Un prince tel que lui ne pouvait pas passer le reste de ses jours avec une étrangère, car c'est bien ce que j'étais. Il était l'unique héritier d'un antique royaume plusieurs dizaines de fois millénaire et, de ce fait était promis à une grande princesse... En fuyant, je voulais juste l'empêcher d'être déçu, le jour venu. J'espère de tout coeur qu'il l'a compris et, qu'il n'a pas été triste.
« Tu es un ange, Yelëa. Je t'aime... » Le son de sa voix résonne encore au creux de mon esprit, comme si c'était hier. D'une puissance si douce qu'on ne peut qu'adorer. Je brûle encore de lui répondre, de lui crier mes sentiments. Mais il n'est plus là et, je dois le retrouver. Lui dire que ces trois années sans lui n'étaient que pure torture. Lui avouer le vide qui envahi mon être dès qu'il n'est plus à mon côté, le besoin que j'ai de plonger mon regard dans le sien. Je dois tout lui dire, car j'ai conscience qu'il est le seul que je pourrais aimer. Il est le seul à me comprendre, comme je suis, ou plutôt j'étais, la seule à pouvoir lui rendre la pareille. Mais je redoute plus que tout, qu'il ait fini par m'oublier, heureux dans les bras d'une autre. J'ai peur qu'il m'en veuille ou, qu'il ne me reconnaisse pas. De toute façon peu importe ce qui se passera. Ce n'est plus le moment d'hésiter. Sans lui, ma vie ne peut avoir de sens. Je dois le retrouver...

# Posté le lundi 23 juin 2008 16:53

Chapitre 1 : Mort et renaissance ( premier extrait )

Chapitre 1 : Mort et renaissance  ( premier extrait )
Un ciel gris, encombré de lourds nuages couvrait le bassin parisien. Un vent froid, hivernal s'engouffrait dans d'étroites et sombres rues. En cette fin d'après-midi, les flocons menaçaient de tomber. Quelques passants longeaient les méandres de la Seine, discutant à voix basse. Certains, installés sur de vieux bancs de bois, contemplaient l'horizon. Au loin, on apercevait Paris et sa somptueuse Tour Eiffel. Dans quelques heures, elle scintillerait. Sûrement sous la neige, pour le plus grand plaisir des photographes amateurs.
20 heures 00 minutes. C'était ce moment précis qu'avait choisi une jeune fille. Entre 15 et 20 ans, d'une taille plutôt moyenne, elle avançait d'un pas lent, seule. Emmitouflée dans son grand manteau clair, les bras serrés autour d'elle, elle était comme résignée. Ses longs cheveux châtains cascadaient hors de sa capuche. Ses grands yeux d'un vert sombre fixaient le sol, d'un air absent.
Noël approchait, les décorations brillaient dans les arbres et entre les bâtiments. La petite ville resplendiassait de joie. Ici et là, des éclats de rires s'élevaient dans les airs. Parfois, de jeunes enfants chantaient de leurs voix gaies et fluettes. Déjà, les cadeaux avaient été achetés, voire même emballés. C'était une fin d'année joyeuse. La météo annonçait un beau tapis blanc pour le matin du 25. Ce serait le premier Noël enneigé pour bien des petites têtes blondes de la région, c'était plutôt rare. Les flocons tombaient plus tardivement en général.
La jeune fille avançait toujours de ce pas si peu convaincu. Apparemment, l'humeur festive ne l'atteignait pas, elle était déjà loin de ce monde. Comment avait-elle pu en arriver là ? Elle l'ignorait plus ou moins. Elle n'avait jamais fait montre d'une envie particulière pour quelque chose, ses yeux aux longs cils recourbés n'avaient jamais pétillé d'une certaine joie de vivre. Elle ne savait qu'être seule, elle ne voulait qu'être seule...
La nuit tombait délicatement. Paris s'allumait peu à peu. L'heure approchait, elle en avait conscience. Elle connaissait cette heure, l'attendait avec impatience, mais il ignorait en core le lieu. Elle voulait que l'endroit soit beau. Beau et calme. Elle ne voulait pas qu'on puisse venir la déranger. Elle voulait un coin presque sinistre en réalité...
19 heures 30. Elle n'avait pas encore trouvé ce lieu tant convoité. Un pont ferait donc l'affaire. Finalement, elle se fichait de l'atmosphère qui l'entourait. Elle s'atait toujours moquée de tout en vérité.
20 heures 01. Elle était en retard. Paris et sa tour scintillaient déjà. Il ne neigait pas. La fille se tenait sur un large pont de pierre. Debout sur le rebord, elle écoutait le fleuve couler sous ses pieds. Un sourire ironique passa sur son visage. Un jour, elle avait parié qu'elle se baignerait dans la Seine. Elle ne l'avait pas tenu, elle avait peur de toutes les bêtes qui grouillaientdans ces eaux verdâtres. C'était un pari stupide, qu'une adolescente de 14 ans lance sans y penser. Une gamine qui avait pris le temps de grandir, depuis. Elle allait enfin relevé se défi et, cette fois, sa peur des rats ne l'empêcherait pas de sauter...
Elle plongea une main dans sa poche. Elle fouilla, se débarrassant vivement de tout ce qui ne l'interressait pas, jusqu'à ce qu'elle le trouve enfin. Elle observa le pendantif qui réfléchissait les rayon de la lune. Ce n'était pas grand-chose. Sûrement un de ces objets sans grande valeur que l'on tient pour précieux ; mais c'était tout ce qui lui restait de son enfance. Une petite clef d'argent, ouvragée un peu comme de la dentelle. Un objet que la jeune fille chérissait plus que tout au monde. Elle attacha la chaîne autour de son cou avant d'ôter sa veste.
20 heures 20. encore une fois, elle regarda la Seine suivre son cours. Pour la première fois de sa vie, ses yeux s'illuminèrent, puis se fermèrent. Lentement, elle écarta les bras, se penchant dangereusement vers l'avant. Bientôt, elle se sentit tomber. Enfin la fraîcheur de l'eau la saisit au coeur. Emportée par le courant, elle se laissa sombrer. Un sourire béat étira ses lèvres. Elle était libérée.

# Posté le mardi 24 juin 2008 09:45

Modifié le mardi 24 juin 2008 11:58